Pistes "Pierres à images et pierres à imaginer"

Pistes « Pierres à images et pierres à imaginer »

(Installation de Michael Heizer)

Qu’est-ce qu’une piste ?

  De notre point de vue, une piste permet de passer de l’inaction à l’action, de l’absence de pratique artistique à l’amorce d’une démarche.

  En aucune manière, ce qui est indiqué ici sous cette dénomination n’a vocation à être imposé à d’autres personnes. Les réflexions publiées le sont afin de nourrir une réflexion personnelle et si les réalisations conçues pour la prochaine Grande Lessive venaient à se ressembler (dans une même classe ou collectif), si les références à certains artistes conduisaient – non pas à découvrir sa propre manière de faire – mais à les imiter plus ou moins maladroitement, nous en serions attristés. En effet, nous visons l’autonomie de chaque participant et non le respect d’un modèle qui irait à l’encontre même de ce qu’enseignent les arts.

  Le compte Facebook donnera  également des indications et de nouvelles pistes, au jour le jour. Pourquoi pas, par exemple, évoquer le Petit Poucet et découvrir en images la version de 1884 de ce conte de Perrault datant de 1697.

Quelques mots pour inventer des démarches

Pierres à images, pierres à imaginer, pierre imagée, pierre de rêves, pierre graphique, pierre figurée… Ramasser, collecter, collectionner, inventer, imaginer, trouver, bricoler, fabriquer… Matériau, support… Curiosité, cabinet de curiosités, pierre précieuse… Archéologie, géologie… Masse, poids, aspérités, contours, reliefs, volume, éclat (lumière)… Fragment, détail, éclat, dessin, tracé, gravure.. Champ, hors champ…

(Installation d’Andy Goldsworthy)

Découvrir la démarche de l’artiste à la recherche de matériaux en Écosse.

Une  histoire à prolonger de mille manières

« Pierres à images et pierres à imaginer » permet d’explorer :

  • Des relations à l’histoire de l’humanité, à l’histoire des arts, à la recherche de curiosités et à la recherche scientifique…
  • Des relations à la pensée humaine (origine du monde, mythes, légendes, contes, récits collectifs…)
  • Des questions fondamentales en arts plastiques : créer quoi à partir de quoi, comment ? Quelles significations de ce qui a été conçu en regard de ce que d’autres ont fait à partir des mêmes éléments et dans des conditions comparables ? Le matériau distinct du support. Le support déjà chargé de traces différent de la feuille blanche. Etc.
  • D’interroger le format avec la possibilité d’inscrire un contour aléatoire dans un format A4 ou d’entamer le rectangle régulier et le cadre laisser agir le hasard.
  • De solliciter le hors champ, le Même et l’Autre, la collection, etc.
  • De laisser agir les résonances d’une réalisation à l’autre, d’une « pièce » à l’autre, en proposant une autre unité formelle (plus seulement celle de la feuille, mais celle de la pierre).
  • De concevoir une installation conçue comme exposition où les éléments se répondent sans jamais être identiques.

Que faire ?

 Des pistes de travail sont à découvrir.  Sous la rubrique Participer, vous trouverez toutes les informations utiles à votre participation.

  À lire et à regarder

  • Roger Caillois : La passion des pierres : http://www.ina.fr/video/CPF87007364
  • Roger Caillois, Pierres, Poésie Gallimard 1971.
  • Roger Caillois, Écriture des pierres, Skira – Les sentiers de la création, Champs Flammarion.1987.
  • Jurgis Baltrušaitis, Aberrations, 1957 ; Flammarion, 1983.
  • Anne Minault-Gout, Carnets de pierre : L’Art des ostracas de l’Égypte ancienne, Paris, Éditions Hazan. Un ostracon, ou ostrakon (du grec ancien ὄστρακον / ostrakon, « coquille »), au pluriel      ostraca ou ostraka (ὄστρακα / ostraka), est, dans l’Antiquité, un tesson de poterie ou un éclat de calcaire utilisé comme support d’écriture.