Une sélection restreinte de repères est proposée ici afin de susciter réflexion et création. Avant de les découvrir, la lecture de l’invitation est conseillée pour leur donner du sens. En effet, les repères témoignent de l’histoire de connaissances, de pratiques, d’usages et de créations utiles à l’invention plastique. Circuler entre pistes et repères favorise la mise au point de projets attentifs à l’invitation de La Grande Lessive®, de même qu’à vos choix artistiques personnels.

 

La caverne de Platon

« L’allégorie de la caverne est sans doute le texte le plus connu de toute la philosophie occidentale, qu’on redécouvre sans cesse.
Dans une grotte se trouvent des hommes qualifiés de prisonniers, attachés par les jambes et la nuque, divertis par d’autres hommes qui agitent des objets fabriqués : peuvent-ils être semblables à nous ? Se poser cette question est l’un des enjeux de l’allégorie qui intervient au livre VII de La République : existe-t-il un lien avec l’enjeu de celui-ci qui est de s’interroger sur la définition de la justice et réfléchir sur une constitution politique à même de rendre les gens capables de vivre ensemble ? ».

Les Chemins de la philosophie par Adèle Van Reeth Podcast de France Culture (07/01/2019)

https://www.franceculture.fr/emissions/les-chemins-de-la-philosophie/fabuleux-platon-14-lallegorie-de-la-caverne-vivons-nous-dans-lillusion

La Grotte de Platon, tableau attribué à Michiel Coxcie, milieu du XVIe siècle.
Musée de la Chartreuse, Douai, DR

La mesure du temps

Cadran Solaire Analemmatique

L’ombre portée est associée à la mesure du temps.

Un gnomon (du lat. gnomon, onis dérivé du grec ancien γνώμων « indicateur, instrument de connaissance) est un instrument astronomique qui visualise par son ombre les déplacements du Soleil sur la voûte céleste. Sa forme la plus simple est un bâton planté verticalement dans le sol. (Wikipédia)

Le style indique généralement l’heure par la longueur ou la direction de son ombre. Sur les cadrans courants, l’élément porte-ombre est généralement un axe (ou l’arête d’un plan) incliné parallèlement à l’axe de rotation de la Terre ou axe du monde. Il prend alors le nom de « style polaire ». Cette inclinaison, dont l’angle dépend de la latitude du lieu, permet de lire l’heure pendant toute l’année directement sur un même ensemble de graduations : l’éventail des lignes horaires. Les cadrans solaires ont plusieurs formes : ronde, rectangle, carrée, etc.

Un cadran solaire est un instrument silencieux et immobile qui indique le temps solaire par le déplacement de l’ombre d’un objet de forme variable, le style, sur une surface, la table du cadran, associé à un ensemble de graduations tracées sur cette surface (lignes horaires principalement). La table est généralement plane mais peut aussi être concave, convexe, sphérique, cylindrique, etc. (Wikipédia)

Théâtre d’ombres

Figure, théâtre d’ombre indonésien, Wayang Kulit

Le théâtre d’ombres consiste à projeter sur un écran, formé par un cadre en bois et des feuilles de papier ou un drap, des ombres produites par des silhouettes découpées et montées sur des baguettes, des silhouettes d’acteurs, des jeux de mains, que l’on interpose dans le faisceau lumineux qui éclaire l’écran.

Le Wayang Kulit, qui est une des formes du théâtre d’ombres, reste une tradition qui fait partie du patrimoine de l’Indonésie.

Photogrammes et rayogrammes

Thomas Wedgwood, 1803

Lazlo Moholy-Nagy, Untitled, Chicago, 1943, D

« Selon ses domaines d’application, le terme « photogramme » désigne des images de nature différente. En technique cinématographique, il signifie la plus petite unité de prise de vue, l’image indivisible dont la succession, vingt-quatre fois par seconde, crée la continuité filmique. Le mot « photogramme » est aussi employé dans l’acception de « photographie », mais il s’applique alors, spécifiquement, au produit fini (l’image) et non au procédé technique permettant de l’obtenir. C’est en ce sens qu’il faut lire le titre de la célèbre revue britannique Photograms of the Year. Par ailleurs, le mot est utilisé en photographie scientifique pour dénommer un cliché résultant d’une expérience ou d’une observation pointue. Einstein parle ainsi d’un « photogramme de globules rouges ». Cet usage scientifique du terme amènera le peintre constructiviste Moholy-Nagy à récupérer le mot, en 1921, pour désigner les images qu’il obtient en chambre noire — c’est-à-dire en laboratoire — sans appareil photographique ni objectif. Selon Moholy, il faut entendre par photogramme une image née de la simple exposition à la lumière d’objets divers posés directement sur le papier sensible. C’est cette définition qui est couramment retenue aujourd’hui.

Si elle doit son nom à Moholy-Nagy, la technique du photogramme n’en a pas moins été pressentie, bien longtemps avant la découverte de la photographie elle-même, par Thomas Wedgwood et Humphrey Davy, qui publient, en 1802, une Méthode pour copier des peintures sur verre et faire des profils par l’action de la lumière sur le nitrate d’argent. Cette application originale des propriétés chimiques de la lumière peut être considérée comme une préfiguration du photogramme. À partir de 1853, Corot et les peintres de Barbizon dessinent à la pointe sur une plaque de verre fumé ou verni qu’ils utilisent comme négatif pour impressionner par contact un papier sensible. » https://www.universalis.fr/encyclopedie/photogramme/

Photogrammes et rayogrammes

Thomas Wedgwood, 1803

Lazlo Moholy-Nagy, Untitled, Chicago, 1943, D

« Selon ses domaines d’application, le terme « photogramme » désigne des images de nature différente. En technique cinématographique, il signifie la plus petite unité de prise de vue, l’image indivisible dont la succession, vingt-quatre fois par seconde, crée la continuité filmique. Le mot « photogramme » est aussi employé dans l’acception de « photographie », mais il s’applique alors, spécifiquement, au produit fini (l’image) et non au procédé technique permettant de l’obtenir. C’est en ce sens qu’il faut lire le titre de la célèbre revue britannique Photograms of the Year. Par ailleurs, le mot est utilisé en photographie scientifique pour dénommer un cliché résultant d’une expérience ou d’une observation pointue. Einstein parle ainsi d’un « photogramme de globules rouges ». Cet usage scientifique du terme amènera le peintre constructiviste Moholy-Nagy à récupérer le mot, en 1921, pour désigner les images qu’il obtient en chambre noire — c’est-à-dire en laboratoire — sans appareil photographique ni objectif. Selon Moholy, il faut entendre par photogramme une image née de la simple exposition à la lumière d’objets divers posés directement sur le papier sensible. C’est cette définition qui est couramment retenue aujourd’hui.

Si elle doit son nom à Moholy-Nagy, la technique du photogramme n’en a pas moins été pressentie, bien longtemps avant la découverte de la photographie elle-même, par Thomas Wedgwood et Humphrey Davy, qui publient, en 1802, une Méthode pour copier des peintures sur verre et faire des profils par l’action de la lumière sur le nitrate d’argent. Cette application originale des propriétés chimiques de la lumière peut être considérée comme une préfiguration du photogramme. À partir de 1853, Corot et les peintres de Barbizon dessinent à la pointe sur une plaque de verre fumé ou verni qu’ils utilisent comme négatif pour impressionner par contact un papier sensible. » https://www.universalis.fr/encyclopedie/photogramme/

Humprhey Davy (1778-1829), Globe lumineux

La sculpture vivante et la tour spatiodynamique

Nicolas Schöffer, CYSP 1.,1956

En 1955, Nicolas Schöffer (1912-1992) crée son premier « robot compositeur », une tour spatiodynamique éphémère de 50 mètres de haut dans le Parc de Saint-Cloud. « La Tour qui chante » est équipée de capteurs environnementaux dont les données sont analysées en temps réel par un cerveau électronique développé avec l’aide de Philips. Ces données deviennent les ordres de commandes aléatoires de compositions musicales électroacoustiques de Pierre Henry basées sur les sons enregistrés, mixés, et réenregistrés de la tour frappée doucement.

Lien vers vidéo https://www.youtube.com/watch?v=DTBPjExuoBc

En 1956, CYSP 1. est la première « sculpture spatiodynamique et luminodynamique » dotée d’une autonomie totale du mouvement. L’oeuvre se présente comme une sculpture dansante et fait preuve d’une double expression artistique en associant la sculpture et la chorégraphie (nous reviendrons dessus par la suite). CYSP 1. doit son nom aux premières lettres des mots cybernétique et spatiodynamique. Le terme spatiodynamique est créé par Nicolas Schöffer en 1948. Il le défini comme « l’intégration constructive et dynamique de l’espace dans l’œuvre plastique ».